Julia KEMPE

Directeur de thèse : Gérard COHEN
Groupe : Mathématiques de l'Informatique et des Réseaux
Laboratoire d'accueil : Département Informatique et Réseaux
Date de soutenance : 26 avril 2001
Calcul Quantique : Marches Aléatoires et Enchevêtrement, Applications Cryptographiques

Codes correcteurs d'erreurs quantiques.
Un codage correcteur d'erreurs quantique est une application injective de k qubits (systèmes quantiques à 2 états) dans un sous-espace de l'espace d'états quantiques des n qubits, tel que : si t qubits quelconques subissent une décohérence arbitraire, les n qubits obtenus permettent la reconstruction fidèle de l'état quantique originel des k qubits codés. Des résultats d'existence de tels codes ont déjà été obtenus par Calderbank et Shor.

Théorie de l'information quantique.
L'information classique peut être lue, retranscrite sur un support quelconque, transmise (à une vitesse inférieure à celle de la lumière). A l'inverse, l'information quantique ne peut être lue ou copiée sans modification, mais semble dans certains cas se propager instantanément. Ces deux types d'information pourraient être combinés (ce qui est actuellement tenté par Brassard).
La mécanique quantique permet une approche totalement nouvelle des ordinateurs. En effet, tous les modèles de calcul déterministes classiques sont polynomialement équivalents à des machines de Turing du point de vue calculatoire ; par contre, on pourrait en principe construire des ordinateurs mettant à profit des phénomènes quantiques, permettant une accélération exponentielle par rapport au cas classique.

Cryptographie quantique.
Certains problèmes réputés difficiles sont à la base de la cryptographie à clé publique : tel est le cas de la factorisation d'entiers. Pourtant, la factorisation est un problème polynomial pour un ordinateur quantique. Ainsi, une simulation efficace de la Physique sur un ordinateur classique produirait un bon algorithme classique de factorisation ; Shor a aussi résolu quantiquement le problème du calcul du logarithme discret, également classiquement difficile.


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